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Vue intérieure d'un espace de réception avec un escalier, des décorations en rose et un aménagement moderne. Des personnes interagissent dans une ambiance conviviale.

Réflexions, tendances et retour d’expérience personnelle

Le poids des Journées Portes Ouvertes dans la découverte d’un lycéen

Les Journées Portes Ouvertes (JPO) et la carte des formations de parcoursup.gouv.fr contribuent chacune à 60 % de la recherche d’informations des lycéens en phase d’orientation.
Les salons représentent 40 %, tandis que l’Onisep pèse 30 %.
Pour les écoles et centres de formation, la JPO reste donc le point de contact le plus influent dans le processus d’orientation post-bac.
Source : baromètre Parcoursup 2024 et 2025.

La tendance JPO 2026 : entre séduction, expérience et réassurance

Le Figaro Étudiant, dans un article signé Laurent Calixte, décrit très justement une évolution majeure : la Journée Portes Ouvertes n’est plus un simple moment d’ouverture.
Elle devient un objet marketing sophistiqué, un moment stratégique où une école révèle son identité, sa culture, sa promesse.
J’en ai fait un résumé avant de partager ce que mes propres expériences m’ont appris.

 


Résumé de l’article du Figaro

Longtemps perçues comme de simples moments d’ouverture au public, les Journées Portes Ouvertes (JPO) sont désormais devenues de véritables opérations de séduction. Pour les établissements d’enseignement supérieur, ces rendez-vous sont un moment clé pour convaincre les futurs étudiants… et rassurer leurs familles.

Un levier stratégique de recrutement
Selon le baromètre Parcoursup, près d’un jeune sur trois découvre une formation pour la première fois lors d’une JPO. Pour les écoles, l’enjeu est donc crucial : il s’agit à la fois de séduire les lycéens, en leur donnant envie de rejoindre l’établissement, et de rassurer les parents, souvent inquiets des débouchés et du coût des études.
Mais séduire ne suffit plus. Dans un univers où les formations se multiplient et où les parcours sont de plus en plus hybrides, les écoles doivent aujourd’hui faire vivre une expérience.

De la simple visite à l’expérience immersive
Fini le discours descendant et la visite guidée des couloirs. Les établissements réinventent leurs Portes Ouvertes pour proposer des formats plus dynamiques : ateliers pratiques, démonstrations, visites de fablabs, simulateurs ou espaces de coworking. Objectif : permettre au visiteur de se projeter dans la vie de l’école.
« Les jeunes d’aujourd’hui ne veulent pas seulement écouter, ils veulent vivre », résume un responsable de communication interrogé par Le Figaro Étudiant.
Ces nouvelles générations, habituées aux contenus courts et immersifs, apprécient les formats snackables : présentations rythmées, interactions, témoignages vidéo, expériences ludiques.

L’authenticité avant tout
Autre tendance forte : l’importance du contact humain. Les établissements misent sur les étudiants ambassadeurs, les alumni et les enseignants pour partager un discours plus incarné et authentique.
Rencontrer un ancien étudiant qui raconte son alternance, discuter avec un professeur passionné, échanger avec un responsable d’entreprise partenaire : ces moments concrets créent le déclic.
Pour les familles, les JPO deviennent aussi un temps d’information sur les services d’accompagnement, les stages, l’alternance ou encore les aides au financement. De quoi lever les dernières réticences.

Une stratégie globale à penser avant et après
Les experts rappellent que le succès d’une JPO ne se joue pas uniquement le jour J. La préparation en amont (segmentation des invitations, personnalisation des messages, communication digitale) et le suivi après la visite (relance, envoi de documentation, proposition de journées d’immersion) sont déterminants pour transformer la curiosité en candidature.

Vers des JPO “expériences-marques”
Les Journées Portes Ouvertes deviennent ainsi un outil de branding à part entière. Plus qu’un événement, elles incarnent la personnalité, les valeurs et la promesse de l’école. En conjuguant expérience, proximité et crédibilité, elles permettent de renforcer le lien entre les établissements, les jeunes et leurs familles.

Fin du résumé de l’article du Figaro Étudiant


CE QUE M’A APPRIS L’ORGANISATION DES JPO (RÉCIT ET RETOUR D’EXPÉRIENCE)

Lorsque j’ai travaillé pour la première fois sur une JPO, je suis parti de ce que je connaissais : le commerce, dans son sens le plus noble.
Attirer, accueillir, écouter, guider, convaincre… au fond, c’est le cœur d’une JPO.
J’ai donc pensé ce moment comme un parcours :

J’avais même réalisé un plan de circulation avec les endroits stratégiques où placer des interlocuteurs et/ou de l’affichage guidant.

Si on résume cela en quelques points à glisser dans un PowerPoint :

HARMONISER LES VOIX POUR INCARNER L’ÉCOLE

Ce qui m’a marqué le plus, c’est l’importance de la cohérence du discours.
Une JPO, c’est une chorale : si les voix ne sont pas accordées, le visiteur le sent immédiatement. Nous avons donc réuni enseignants, formateurs, administratifs et étudiants volontaires.

Nous avons travaillé :

Une JPO n’est pas qu’un moment logistique : c’est une mise en scène vivante de l’ADN de l’école.

LE CRM COMME GATE KEEPER

Nous faisons tous cela : susciter l’inscription avant une JPO. C’est le meilleur moyen de collecter les coordonnées et ensuite de scorer un peu plus votre contact s’il s’est déplacé.
C’est aussi le moment de le qualifier un peu plus : à l’accueil, pendant la visite ou après.
Chaque interaction contribue à comprendre le visiteur et à prolonger le lien.
Une JPO, c’est aussi un début de conversation.

TRANSMETTRE SA SINGULARITÉ ET RESTER AUTHENTIQUE

J’ai évolué dans ma façon d’aborder les JPO. Elles ne doivent pas — elles ne doivent plus — seulement être un parcours : elles sont une expérience vécue.
Les jeunes générations veulent vivre l’école, pas la regarder de loin.

L’équilibre est délicat : offrir une expérience mémorable, sans en faire trop.
Le fameux “effet wahou” (ça se dit encore ?) ne doit jamais masquer la vérité de l’école.

Quand les formations s’y prêtent, j’aime voir les réalisations des étudiants.
Elles disent tout : le style, le niveau, la créativité, la rigueur… Rien n’est plus authentique.

Si l’école revendique une pédagogie de l’accompagnement, cela doit se sentir partout :
dans le sourire, dans l’attention, dans la manière de prendre en charge le visiteur et de créer des moments surprenants.
Il s’agit d’être dans le ressenti, et non plus dans le « dit ».
Ce n’est pas simple ; cela demande un vrai travail de conception pour imaginer des expériences immersives mémorables et des contenus snackables, pour reprendre les termes de l’article du Figaro.

VOS LOCAUX PARLENT — PARFOIS PLUS FORT QUE VOS MOTS

Les locaux sont un langage.
Ils racontent ce que l’école est, ce qu’elle veut être, ce qu’elle valorise.

J’y suis d’autant plus sensible que j’ai suivi des cours d’architecture intérieure il y a quelques années. Mais je sais que les étudiants y sont attentifs eux aussi.

Toutes les écoles n’ont pas des bâtiments flambant neufs.
Mais toutes peuvent choisir leur atmosphère pour faire du « flambant vieux ».

Voulez-vous immerger vos apprenants dans une culture d’entreprise ?
Auquel cas, ce sont ses codes, ses espaces fonctionnels et son type de mobilier qu’il faut adopter.
Ou souhaitez-vous rester sur un esprit plus académique, voire plus lycéen ?
Ou encore transmettre l’idée d’une ruche créative, d’une fabrique prolifique ?

Un bon aménagement, quelques investissements dans le mobilier et un pot de peinture valent parfois plus qu’une plaquette de 300 g.

ENTRE COMMERCE ET ÉVÉNEMENTIEL : UNE ALCHIMIE À TROUVER

Au départ, je m’appuyais uniquement sur les techniques commerciales.
Puis j’ai compris que la dimension événementielle devenait essentielle, pas seulement dans l’organisation, mais dans la conception de l’expérience.

J’ai travaillé un an dans l’événementiel. Pas assez pour en maîtriser tous les rouages, mais suffisamment pour comprendre ceci :

Il en est de la JPO comme du chasseur de gallinettes cendrées.
Il y a la JPO qui est juste une JPO… et puis il y a LA JPO mémorable, celle qui se joue dans les petits détails qui touchent, rassurent, surprennent ou simplement font sourire.

C’est ce qui reste.
C’est ce que les lycéens racontent en rentrant chez eux.
C’est ce qui marque.

LA JPO, UNE STRATÉGIE QUI COMMENCE AVANT ET CONTINUE APRÈS

Rien n’est plus faux que de croire qu’une Journée Portes Ouvertes se joue le jour J.
Dans les faits, tout se trame avant : communication, invitations, messages, personnalisation.
Et tout commence après : relances, informations complémentaires, journées d’immersion, rendez-vous pour constituer le dossier, accompagnement vers la recherche d’entreprise (en alternance), financement, logement, etc.

Une JPO réussie est un moment dans un parcours, pas un événement isolé.

EN CONCLUSION

Pour les lycéens et les familles, la JPO sert à mesurer :

Séduire ne suffit plus. Il faut offrir une expérience, et authentique. Quelque chose qui marque et qui ressemble vraiment à ce qu’elles sont. C’est en tout cas ma conviction — et ma pratique.

______BENCHMARK CHEZ YNOV CAMPUS______

Forcément, je réalise régulièrement des veilles de JPO. Je passe donc le CRM Gate Keeper sous l’apparence d’un pro en reconversion ou d’un parent. Voici quelques éléments du déroulé de visite du campus Ynov de Paris.

Samedi 18/10/25, de 10h à 15h

Accueil : filtrage assuré par la secrétaire de direction, qui vérifie le nom du visiteur et procède à l’inscription si nécessaire. Elle remet la plaquette de la formation visée.

Mezzanine (N+1) : tous les stands des cursus sont tenus par des étudiants de dernière année. Les réalisations des étudiants y sont exposées.

Les étudiants proposent une visite accompagnée des locaux pour présenter les espaces communs et les salles de cours (je ne l’avais pas compris et ai donc visité seul).

Stand du BDSports : tenu par des étudiants plus jeunes.

Rez-de-chaussée, fin de visite : stand « entreprises partenaires » et réponses aux questions des parents (cf. guide > Photos jointes).

Une présentation avait lieu dans l’amphithéâtre, mais je n’en ai pas vu le sujet.

Une réponse

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