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employabilité des jeunes diplômes 2026

Dans une interview donnée à News Tank éducation et recherche , Sandrine Belloc, Co-fondatrice du cabinet Emerging, nous donne son analyse des critères de l’employabilité pour les établissements d’enseignement supérieur issus de son dernier classement Global Employability University 2026, publié par le Times Higher Education, le 30 octobre 2025.

En synthèse : les évolutions marquantes de l’employabilité des jeunes diplômés en 2025-26 dans le monde

On retiendra que l’employabilité des jeunes diplômés se réoriente nettement vers les compétences opérationnelles, l’expérience professionnelle et l’internationalité, reléguant la spécialisation académique au second plan. Les employeurs attendent des établissements d’enseignement une collaboration plus étroite, une meilleure évaluation des compétences et un engagement accru dans l’impact social, tout en développant eux-mêmes des stratégies internes de formation, notamment en intelligence artificielle.

  • Le diplôme reste important mais la spécialisation académique perd de son poids au profit des compétences opérationnelles.
  • Les employeurs attendent une collaboration renforcée avec les établissements et une meilleure évaluation des compétences.
  • La « réputation de marque » reste en France un critère significatif (deuxième après les compétences) et s’explique par la forte représentation des écoles de commerce dans le classement Français.
  • Les compétences opérationnelles et l’expérience professionnelle deviennent prioritaires.
  • Le critère « impact social » progresse nettement dans certains pays.
  • L’internationalité redevient très recherchée : les entreprises veulent des profils « exportables ».
  • Les motifs de collaboration entreprises–établissements diffèrent selon les pays, avec un focus français sur l’insertion.
  • Les indicateurs d’employabilité évoluent : progression salariale, satisfaction, adéquation emploi–diplôme.
  • L’entrepreneuriat et l’IA deviennent des attentes centrales, avec des stratégies internes de formation en IA.
  • Les profils IA, cybersécurité et management digital sont les plus recherchés.

les critères d’employabilité en 2026

1. Le diplôme reste important mais la spécialisation académique perd du poids

Les employeurs accordent désormais plus d’importance aux compétences opérationnelles qu’à la spécialisation académique. Beaucoup estiment pouvoir compléter la formation par des dispositifs internes ou des micro-certifications. Sans se passer pour autant de l’enseignement supérieur. Mais au contraire, en appellent à une étroite collaboration pour élaborer la meilleure formation possible.

2. Besoin d’une évaluation repensée des compétences

Le passage d’un modèle centré sur le savoir à un modèle centré sur les compétences pose la question de leur évaluation. Les établissements et les employeurs doivent trouver un langage commun pour apprécier expériences, projets et responsabilités étudiantes.

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3. La réputation de marque deuxieme en france

Le cabinet observe que le vote pour certaines écoles, notamment de commerce, est fortement corrélé à leur marque. Les employeurs français placent ce critère juste derrière les compétences.

4. La priorité donnée aux compétences opérationnelles et à l’expérience professionnelle

Les entreprises veulent des jeunes plus rapidement opérationnels et supportent moins les longues périodes d’adaptation. Cette montée en importance s’explique par un marché du travail tendu et en mutation.

5. Montée du critère « impact social »

Dans de nombreux pays émergents, les employeurs attendent des universités un rôle actif dans le développement local. Ils veulent des talents utiles au territoire mais capables d’évoluer dans un environnement globalisé.

6. Internationalité : forte remontée du critère

Les entreprises recherchent davantage des profils capables d’évoluer à l’international. Le durcissement des politiques de visas raréfie ces profils, augmentant leur valeur.

« Dans les pays émergents ou les pays dits en développement, ce critère est particulièrement important. Ce que les employeurs attendent des universités, c’est qu’elles sortent de leur isolement académique pour jouer un rôle actif dans le développement du pays : produire des talents adaptables, utiles, ancrés dans le territoire, mais capables d’agir dans un environnement globalisé », analyse Sandrine Belloc.

7. Des motivations de collaboration qui varient selon les pays

Globalement, le premier motif de collaboration est d’améliorer les méthodes de travail conjointes. En France, la priorité reste centrée sur les dispositifs d’insertion professionnelle plutôt que sur une coopération stratégique.

8. Nouveaux indicateurs d’employabilité

Le salaire de sortie ou le délai d’emploi deviennent moins pertinents. Les indicateurs privilégiés portent désormais sur l’évolution salariale, la satisfaction, l’adéquation au domaine et les responsabilités exercées.

9. Développement de l’entrepreneuriat dans les établissements

L’entrepreneuriat est de plus en plus attendu, surtout dans les régions où la création d’entreprise est un enjeu majeur. Certaines universités deviennent de véritables incubateurs, comme en France à l’IPP ou à Centrale.

10. L’IA : priorité aux formations internes et aux profils spécialisés

Les entreprises misent d’abord sur l’upskilling interne pour les compétences en IA et restent en phase d’exploration. Elles recherchent des spécialistes IA, des experts cybersécurité et des jeunes capables d’apporter leur aisance digitale dans des fonctions managériales.

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